Alors que la France célèbre la victoire contre l’Allemagne nazie et la promesse d’un monde nouveau fondé sur la liberté et la paix, en Algérie colonisée, des milliers d’algériens sont massacrés.
Contexte colonial
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Algérie vit sous le Régime Vichy.
En 1942, après avoir chassé le Régime de Vichy, les Alliés proclament le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
En 1943, Ferhat Abbas publie le Manifeste du peuple algérien. Un mouvement naît : les Amis du Manifeste et de la Liberté (AML).
Le massacre de Setif
Le 8 mai 1945, alors que l'Europe fête la victoire, les algériens descendent dans la rue à Setif pour revendiquer leurs droits et brandir le drapeau algérien.
Bouzid Saal, un jeune manifestant, est battu pour avoir porté ce drapeau et devient le premier martyr. La colère explose et des affrontements éclatent : plus d’une centaine de colons sont tués. La réaction coloniale est d’une violence extrême.
Le massacre de Guelma
Le même jour à Guelma, la manifestation est pacifique. Parmi les marcheurs, Amor Abda et ses deux fils Smail et Ali, portant un drapeau algérien. Le préfet tente de lui arracher. La tension monte, la milice ouvre le feu. Ali et Smail sont arrêtés, torturés puis exécutés. Leur père Amor subit le même sort. La répression se transforme en une véritable extermination. Bilan : 50 000 morts algériens. Les corps sont brûlés dans des fours.
Gloire à nos martyrs.